• Le Petit Journal est un quotidien parisien républicain et conservateur,

    fondé par Moïse Polydore Millaud,

     paru de 1863 à 1944.

    À la veille de la guerre de 1914-18, c'est l'un des quatre plus grands quotidiens français d’avant-guerre,

    avec Le Petit Parisien, Le Matin, et Le Journal.

    Il tire à un million d'exemplaires en 1890, en pleine crise boulangiste.

     

    -1890-

    Le "Petit Journal"

     

     -1891-

     Le "Petit Journal"

      Le " Petit Journal " est l' un des plus anciens journaux de France,

    sa création doit être considérée comme l' un des événements

    qui marquèrent le plus profondément dans la vie du Paris de naguère.

     

    -1893-

    Le "Petit Journal"

     

    Le "Petit Journal"

      Dans l' histoire de la presse, c' est plus qu' un simple épisode ;

    c' est la date mémorable d' une véritable révolution,

    non pas seulement dans le journalisme, mais pour toute la société...

     

    -1896-

    Le "Petit Journal"

     

     -1901-

    Le "Petit Journal"

     

    -1906- 

    6-Le "Petit Journal"

     

     Les générations actuelles ne peuvent imaginer ce qu' était la presse

    avant l' apparition du journal à cinq centimes, du journal populaire mis à la portée de toutes les bourses.

    La presse ne jouissait d' aucune liberté.

    Des législateurs ombrageux lui avaient fait un code bizarre et l' avait reléguée hors du droit commun.

     

    -1910-

     Le "Petit Journal"

     

     

    -1915-

    Le "Petit Journal"

     

     Le gouvernement ne souffrait de la presse rien qui pût, non pas même le blesser, mais simplement l'égratigner.

    On exigeait des journaux de lourds cautionnements ;

    une censure jalouse les surveillait de près ;

    à la moindre critique, à la plus petite allusion politique, l

    es amendes tombaient sur eux dru comme grêle ;

    à la récidive, c' était l' interdiction.

     

    -1920-

    Le "Petit Journal"

     

     C' est assez dire que la masse du peuple,

    les ouvriers,les employés, les petits bourgeois étaient condamnés à ne point lire les journaux.

    Les gens aisés eux-mêmes y regardaient à deux fois avant de s' abonner à un journal.

     

     Millaud n' avait, en créant, d' autre intention que de donner au peuple,

    tous les jours, un écho de la vie nationale :

    informations, fait divers, chroniques inspirées par les événements d'actualité,

    causeries sur le théâtre, variétés, romans, mais pas de politique !

    La politique, c' était alors la mort certaine.

    Et il fallait vivre.

    Le Petit Journal vécut .

     

     

    Le "Petit Journal"

     

     En 1915 le journal reparaît sur huit pages dont deux,parfois quatre,

    en couleurs avec en plus, ce qui est nouveau, des photos.

    A partir de 1916 la plupart des couvertures représentent un général français ou allié.

    La couverture, souvent dessiné par Damblans, est ce qui constitue l'intérêt du journal.

    C'est un dessin souvent allégorique et patriotique.

    En 1917 le journal change de dimension plus carré que rectangulaire et le coq apparait dans le titre.

    " Le Petit Journal Illustré" devient à partir du n° 2130 du 18 octobre 1931 :

    " l'Illustré du Petit Journal "

     

     Le "Petit Journal"

    Peinture de Konstantin Stoitzner

    Sources puisées sur:

     http://cent.ans.pagesperso-orange.fr/

     


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  • La première guerre mondiale sonne le glas de l’ABSINTHE,

    boisson numéro un de la fin du XIXème siècle, anisé populaire, bouc émissaire de la lutte anti-alcoolique,

    cible numéro un du lobby viticole ressuscité du phylloxéra (parasite de la vigne).

    En 1914, tout alcool titrant plus de 16° est rigoureusement interdit.

     C'est l'heure de L'apéro...

     Il faudra attendre la fin de la guerre pour que ceux ci soient ré-autorisés, l’ABSINTHE exceptée,

    (interdite par décret en 1915).

    Mais l’habitude de l’anisé, frais, mélangé à l’eau va persister.

    C'est l'heure de L'apéro...

     En 1920, l’État français autorise les anisés, jusqu'à 30° d'alcool

    (de peur que l’ABSINTHE ne refasse surface).

    Autour de MARSEILLE, la tradition de l’apéro est bien vivante :

    eau fraîche, anis et réglisse se marient et s’enrichissent d’autres macérations de plantes aromatiques.

    Il existait déjà des ABSINTHES marseillaises à base de badiane et de réglisse (anis étoilé plutôt qu’anis vert).

    C'est l'heure de L'apéro...

     Le rythme et la «bonne vie provençale»

    vont donc favoriser très naturellement une production de ces apéritifs anisés,

    sans cesse réinventés au gré des inspirations des patrons de bar et des marchands de vin,

    et ceci dans une totale illégalité.

    C'est l'heure de L'apéro...

     A la fin des années 20, un jeune commercial de 23 ans,

    fils d’un négociant en vin, s’empare de l’idée et, coup de génie, commercialise un apéritif anisé à son nom.

    Bravant les autorités,

    C'est l'heure de L'apéro...

     Paul RICARD distribue largement cet alcool interdit.

    Il est constamment mis à l’amende par les autorités de police et de douane.

    Après un intense travail de lobbying, il obtient par décret en 1932 l’autorisation d’exploitation.

    Les amendes sont donc transformées en taxes.

    Paul RICARD devra trouver un nom à sa boisson et sera sommé de la définir.

    C'est l'heure de L'apéro...

     Sa recette est donc dans le domaine public et se nommera «PASTIS»,

    du provençal « pastisson » et de l’italien «pasticchio», synonyme de mélange, d’amalgame.

    Le PASTIS est officiellement né.

    Paul RICARD aura commercialement trois ans d’avance sur la concurrence.

    Le succès est fulgurant.

     C'est l'heure de L'apéro...

     PERNOD, l’initiateur de l’ABSINTHE en France profite de l’autorisation en sortant son « PERNOD »

    mais n'indiquera pas l'appellation PASTIS sur ses bouteilles.

    Pourtant, il s’agit bien d’un anisé de la même famille.

    C'est l'heure de L'apéro...

     En 1936, les premiers congés payés popularisent définitivement le PASTIS

    et l’instituent comme premier apéritif en France.

    Et enfin, en 1938, RICARD obtient pour tous les anisés l'autorisation de commercialiser à 45° au lieu de 40°.

     C'est l'heure de L'apéro...

     Durant la seconde guerre mondiale, les alcools au-dessus de 16° sont à nouveau interdits.

    Il faudra attendre 1951 pour que soient ré-autorisés le PASTIS) et tous les autres alcools forts.

    PERNOD engage enfin la riposte et sort son 51 avec l’appellation «PASTIS DE MARSEILLE».

    La guerre est engagée entre les deux producteurs jusqu’à ce qu’en 1974

    un rapprochement et une fusion aient lieu sous l’impulsion des dirigeants des deux entreprises.

     C'est l'heure de L'apéro...

     Le groupe PERNOD RICARD aura le succès et l’extension qu’on lui connaît.

    Il verrouillera le marché en terme de volume de vente, même si une multitude de petits PASTIS voient le jour.

    Toutes les distilleries d’ABSINTHE survivantes sortiront leurs boissons anisées avec en tête 

    le fameux «PONT» de PONTARLIER, distillation d’anis vert en tête.

    A la fin des années 80 apparaissent des PASTIS différents,

    plus complexes, mélanges aromatiques élaborés par macération.

     C'est l'heure de L'apéro...

     HENRI BARDOIN en sera l’instigateur,

    suivi de près par JEAN BOYER, JANOT  

    Le PASTIS nouveau est né.

    Inspiration, créativité et tradition, l’horizon s’ouvre sur une infinité de mélanges subtils,

    d’une richesse insoupçonnée. Ils rivalisent avec les vins.

    La palette est fabuleuse.

     C'est l'heure de L'apéro...

     C’est dans cet état d’esprit que La Maison du PASTIS a vu le jour,

    premier lieu dédié à la diffusion de tous ces bijoux, très simples ou extrêmement complexes.

    Seule la qualité déterminera leur sélection.

    Toutes les différences de goûts sont respectées, pour l’amateur de sieste et de pétanque

    et/ou pour l’amateur de grands vins et de mets raffinés.

     

    Remerciements à:

    Marie-Claude Delahaye, Jacques Sallé, Martine Nouet

    ________________________________________________________________

     

    Et comme en France tout fini par des chansons

    Surtout après quelques .. Pastaga  

     

     

     

    C'est l'heure de L'apéro...

      J'espère que vous avez

     bu lu

    cet article sans modération !

    C'est l'heure de L'apéro...

     


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  •  

     

    Pourquoi à Avignon ?

     

     Pourquoi les Papes en Avignon ?

    Le règne de Philippe le Bel est marqué par ses différends avec le pape Boniface VIII,

    qui a alors d'autres préoccupations (conflits avec les Aragonais de Sicile et les Colonna),

    se trouve dans l'embarras et, en dépit de son caractère hautain, cède bientôt.

    Les bulles Romana mater (février 1297) et Etsi de statu (juillet 1297) donnent au roi gain de cause.

    Ce dernier document contient une renonciation formelle aux prétentions émises pour la défense des biens ecclésiastiques

    contre l'arbitraire des rois..

    Cependant, en 1302, Boniface VIII déclare la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel,

    et par ce biais la supériorité du pape sur les rois.

    Philippe le Bel réunit un concile des évêques de France pour condamner le pape,

    ainsi que des assemblées de nobles et de bourgeois à Paris

    (précurseurs des états généraux, qui apparaissent pour la première fois sous son règne).

     

    Le roi cherche l'appui de tous ses sujets afin de légitimer la lutte qu'il mène contre le pape.

    Ce dernier menace de l'excommunier et de jeter l'interdit sur le royaume de France.

    Les légistes falsifient la bulle pour la rendre injurieuse au pouvoir civil et à la France.

    Fort du soutien de la population et des ecclésiastiques, le roi envoie alors son conseiller (et futur garde des Sceaux),

    le chevalier Guillaume de Nogaret, avec une petite escorte armée vers l'Italie,

    dans le but d'arrêter le pape et de le faire juger par un concile.

    Nogaret est bientôt rejoint par un ennemi personnel de Boniface VIII, Sciarra Colonna, membre de la noblesse romaine,

    qui lui indique que le pape s'est réfugié à Anagni en Italie.

    Nogaret et Colonna arrivent à Anagni et trouvent le pape seul dans la grande salle du palais épiscopal, abandonné par ses partisans.

    Le vieil homme de 68 ans est assis sur un haut siège, en habit de cérémonie, et ne réagit pas à l'irruption de la troupe armée.

    En voyant Guillaume de Nogaret et Sciarra Colonna approcher, il incline légèrement la tête et déclare :

    « Voici ma tête, voici ma tiare : je mourrai, certes, mais je mourrai pape. »

    Guillaume de Nogaret recule, impressionné, tandis que Sciarra Colonna, dans sa haine de Boniface VIII,

    s'avance insolemment et lui donne une gifle avec son gantelet de fer.

    Sous la violence du coup, le vieillard est jeté à bas de son trône et tombe à terre.

    Peu de temps après, la population de la ville, honteuse d'avoir abandonné le pape, se rue dans le palais et chasse les Français.

    Mais il est trop tard : la violence dont il a été victime a définitivement ébranlé la raison de Boniface VIII.

    Il meurt un mois plus tard, sans reconnaître ses proches et en refusant l'extrême-onction.

    Cet énorme scandale éclabousse Philippe le Bel, bien qu'il n'en soit pas directement responsable,

    mais ceux qui ne le savaient pas encore comprennent qu'il vaut mieux ne pas s'opposer au roi de France.

    Celui-ci trouve d'ailleurs en la personne du nouveau pape Clément V, successeur de Boniface,

    une personnalité beaucoup plus malléable qu'il tient sous son pouvoir.

     

    Clément V, d'origine française, installé par Philippe le Bel à

    Avignon dans le Sud de la France, sera d'une aide précieuse pour anéantir l'ordre du Temple.

    Sources : wiki

     

    Pourquoi à Avignon ?

     De gauche à droite:

    Clément V : (1305 - 1314) La violente querelle qui opposa, au début du siècle, le roi de France Philippe IV le Bel au Pape Boniface VIII entraîna en 1305 l'élection au trône de Saint Pierre d'un prélat français, Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux, qui prit le nom de Clément V. Différentes raisons, dont l'affaire des Templiers, l'amenèrent à s'installer en 1309 en Avignon, ville vassale du Saint-Siège et voisine du Comtat Venaissin, propriété effective de l'Eglise depuis 1274. Il n'y séjourna que par intermittence et logea dans le couvent des Dominicains.

    Jean XXII : (1316 - 1334) La nette prépondérance des cardinaux français, rapidement établie au sein du Sacré-Collège, assura ensuite l'élection d'un ancien évêque d'Avignon, Jacques Duèse, qui régna de 1316 à 1334 sous le nom de Jean XXII. L'agitation violente de l'Italie, la turbulence des grandes familles et du peuple romains engagèrent le nouveau Pape à s'installer provisoirement en Avignon. Il fit adapter alors le palais épiscopal, situé au voisinage de la cathédrale, aux nécessités de la cour pontificale et s'attacha à l'agrandir, à le fortifier et l'embellir.

    Benoît XII : (1334 - 1342) (Jacques Fournier) Ce palais, toutefois, parut insuffisant aux yeux de Benoît XII  qui en fit l'acquisition, le démolit et fit construire sur son emplacement, par son maître d'oeuvre Pierre Poisson, une puissante forteresse, vaste et austère, reflétant ses goûts sobres d'ancien moine cistercien.

    Clément VI : (1342 - 1352) (Pierre Roger de Beaufort), aristocrate fastueux, jugeant ce premier palais indigne de la majesté pontificale, en fit bâtir par son architecte Jean de Louvres un second juxtaposé, "le Palais Neuf", de style plus fleuri, et livra l'ensemble des bâtiments aux équipes de peintres que dirigeait Matteo Giovanetti de Viterbe. En 1348, il acheta la ville d'Avignon à la reine Jeanne de Naples, comtesse de Provence.

    Innocent VI : (1352 - 1362)  (Etienne Aubert), préoccupé de pacifier les territoires italiens du Saint-Siège, compléta l'oeuvre monumentale de son prédécesseur.

    Urbain V : (1362 - 1370) (Guillaume Grimoard) s'attacha à étendre les jardins en faisant aménager un verger en contrebas. Il y fit procéder à des travaux d'embellissement, en ajoutant une galerie de repos, la Roma, aujourd'hui disparue.

    Grégoire XI : (1370 - 1378) (Pierre Roger de Beaufort), enfin, n'eut d'autre souci que de rétablir le siège de la Papauté à Rome, ce qu'il réalisa en 1376. A sa mort en 1378, la population romaine organisa de violentes manifestations contraignant les cardinaux à élire un pape italien, Urbain VI. Quelques mois plus tard, les cardinaux français déclarèrent cette élection nulle et portèrent leur choix sur Robert de Genève qui prit le nom de Clément VII.. Ainsi éclata le Grand Schisme d’Occident. Désormais, la Chrétienté était divisée en deux obédiences.

    Clément VII (1378 - 1394)  Benoît XIII (1394 - 1423) Pendant le grand Schisme d'Occident (1378 - 1417), deux "anti-papes" vécurent dans le Palais, Clément VII (Robert de Genève) et...Benoît XIII (Pedro de Luna) qui quitta définitivement Avignon en 1403, après un éprouvant siège de cinq ans.

     

    Pourquoi à Avignon ? 

    Palais des Papes vu de la tour Philippe le Bel

     

    Pourquoi à Avignon ?

    Pourquoi à Avignon ? 

    Pourquoi à Avignon ?

    Après les papes

    Après le départ des Papes, la Ville-Etat d'Avignon et le Comtat Venaissin demeurèrent propriété du Saint-Siège

    et le Palais servit de résidence à des légats, puis à des vice-légats italiens

    jusqu'à la réunion de ces territoires à la France en 1791, pendant la Révolution.

    Pillé en ces temps troublés, il fut ensuite utilisé comme caserne jusqu'en 1906.

    Aujourd'hui propriété de la ville d'Avignon, le Palais des Papes est l'un des monuments historiques les plus visités en France.

     

     

     

    Pourquoi à Avignon ?

     

     

     

     


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