• Lors des dernières "journées du livre"

     j'ai découvert Françoise Bourdon,

    écrivain (e) dont les titres des ouvrages ne pouvaient que m'interpeller:

    Les chemins de garance,

    la figuière en héritage,

    Les bateliers du Rhône,

     

    Hum ! çà sent bon la Provence...

     

    Couverture.jpg

     

    Je viens de terminer la lecture de "Les bateliers du Rhône"

    Quelle ne fut pas ma surprise dès les premières pages...

    Le personnage principal Jérôme aurait pu être mon arrière arrière grand-père,

    même époque, même région, même métier et surtout même fin tragique au même âge ! 34 ans...

    J'ai tout suite rechercher dans ma généalogie les document le concernant ...

     

    Lettre archives

     Cliquez pour agrandir les 2 documents

    Document-1.jpg

    Souligné en rouge on peut lire:

    Déclarant du décès: Commissaire de police 

    Age du décès:Trente quatre ans

    Profession: Patron sur le Rhône

     

    Carte-du-Rhone.jpg

    C'était assez incroyable et émouvant,en poursuivant ma lecture,

    j'ai vraiment pu imaginer le quotidien de cet ailleul.

     

    Dos-couverture.jpg

     

    Si je revois Françoise Bourdon l'année prochaine, 

    Je lui parlerais des similitudes de son histoire avec celle de mon ancêtre!

     

     

    Livre gifs

    Même sans avoir de points communs

    n'hésitez pas à lire ce roman...

    Idéal pour les vacances!

     

     

     

     


    8 commentaires
  • 2 petits livres sans prétentions…

    (Publiés aux éditions du "Manuscrit")

    Pour mieux me connaitre…tout simplement...

    La Rue des époux Tramier 

     Présentation:

    A la recherche de son père qui l'a abandonné, Mireille Maërle commence des recherches généalogiques...il lui aura fallu plus de dix années de recherches et de patience pour retrouver la trace du berceau paternel situé à Crillon le Brave, petit village perché, au pied du Géant de Provence: le Mont Ventoux.

    Son arbre généalogique remonte jusqu'il y a plus de 500 ans. Riche de renseignements obtenus à travers les Archives départementales et certaines monographies, l'auteur réinstalle ses ancêtres à travers différentes époques de leur vie...

    Extrait du livre:

    Comme j'aimerais te connaître, toi et tout tes descendants, tous ceux qui ont fait que je sois là ! Mon père, un de tes fils, je ne l'ai jamais vu. Enfin , je ne m'en souviens pas. Pourtant il me semble que je vous connais tous un peu, pour avoir passé beaucoup de temps avec vous et pour avoir remonté le fil du temps jusqu'à toi. Tu es né entre 1480 et 1490. On ne sait pas trop où, ni quand de façon précise. Ce  que l'on peut affirmer, c'est que tu as passé ta vie en Provence et tous tes enfants y sont nés. L'histoire peut permettre de penser que tes parents se sont arrêtés sur cette terre après avoir franchi les Alpes italiennes. En ce qui me concerne, je suis née très exactement le 19 avril 1954, dans ce que l'on appelle aujourd'hui le Nord de la France.

    De mon père, ma mère ne m'a pas dit grand-chose, hormis que je porte ton nom : Tramier et de l'endroit où ils se sont rencontrés. Je vais donc te parler des porteurs de ce patronyme dans cette longue lettre, ainsi de ceux et celles qui s'y sont alliés au cours des années, des siècles même, avec plus ou moins de bonheur. Tu dois te demander pourquoi cette lettre et ce que je viens faire dans cette histoire. Je ne porte pas et je n'ai jamais porté votre nom. Tu vas comprendre… Ma mère venait de Bruxelles, refusant une vie tranquillement bourgeoise et un avenir assuré, pour se retrouver aux portes de la capitale des Flandres : Lille. Mon père arrivait de son midi natal où il avait laissé femme et enfants. J'en ignore les raisons. Les voilà tous deux déracinés. Je les imagine jeunes et amoureux. Se sentant libres de leurs contraintes respectives. Ils se rencontrent, ils se racontent. Ils sont un peu fous ! Mais les difficultés quotidiennes les rattrapent bien vite et c'est une autre séparation qui commence.

    Seulement dans leur insouciance, ils avaient eu le temps de me donner la vie et un prénom qui, sous le ciel bas du Nord chante encore avec plus d'intensité encore, le soleil du Midi : Mireille.

     

    ************************

     

    L'Arlésien 

     Présentation:

    L'ouvrage que vous avez entre les mains n'est pas davantage le résultat d'une envie soudaine d'être enfin publié comme l'espèrent tant d'écrivains, que d'une volonté incontrôlable de figurer parmi les prochains nominés d'un quelconque prix littéraire, fut-il de renommée… locale! Non, si vous voulez tout savoir, les lignes que vous allez découvrir sont plutôt l'expression concrète d'un besoin de se confier. De vous confier, à vous lecteurs, une histoire. L'histoire d'une femme qui semble avoir traversé un demi-siècle avec un fardeau lourd à porter. Trop lourd sans doute pour une petite fille qui va devenir mère puis grand-mère à son tour et dont vous allez déceler le mystère tout au long de ce roman autobiographique.

     

    Extrait du livre:

    Nemours: mai 1991 Pierre est sur un lit d'hôpital, il attend la visite quotidienne de Jeanne. En ce même instant elle se trouve dans le bureau du Docteur Albin, le médecin-chef du service d'endocrinologie. Jeanne voulait avoir plus de précisions sur l'état de santé de Pierre. Depuis quelques jours elle s'inquiète. Il a l'air de plus en plus fatigué à chacune de ses visites.

    «- Docteur, que se passe t-il? Il faut me dire ce qu'il en est. Malgré tous les soins prodigués il ne semble pas retrouver la moindre force.

    - Madame, je vais sans doute vous paraître brutal... mais depuis que j'exerce la médecine, je n'ai pas encore trouvé les mots justes… ce n'est jamais facile d'annoncer ce que je vais vous dire. Les résultats d'analyses provenant du labo ce matin-même ne m'inspirent plus beaucoup d'espoir. Votre mari est atteint d'un cancer du pancréas. Croyez-moi, je suis sincèrement désolé.

    Jeanne pâlit et demande la gorge nouée: - Y a t-il un espoir? Peut-on essayer un autre traitement?

    - Non, hélas! Cela ne ferait que le faire souffrir davantage sans pour autant le garder beaucoup plus longtemps.

    - Faut-il lui annoncer? Comment?

    - C'est à vous de décider. Je pense qu'il a parfaitement conscience de son état, et qu'il se prépare à s'en aller doucement. Avez-vous de la famille, des enfants, quelqu'un de proche pour vous soutenir dans cette épreuve?

    - Docteur, en fait nous ne sommes pas mariés. Nous nous connaissons depuis à peine une année. Je sais juste qu'il a eu quatre enfants d'un autre mariage. Ces enfants, je ne les ai jamais vus et ils ne sont jamais venus voir leur père. Je ne sais même pas où ils sont. Lui non plus d'ailleurs. Nous ne parlons jamais d'eux. C'est comme un accord tacite entre nous. »

    Jeanne quitte la pièce pour se rendre dans la chambre de Pierre. Elle chancelle un peu en traversant le long couloir. Silencieuse, elle entre dans la chambre. Les stores sont baissés. Un soleil printanier offre ses tout premiers rayons. Il s'est endormi. Tant mieux! Il ne verra pas ses yeux rougis. Elle tire le fauteuil près du lit, s'assoit et le regarde avec tendresse. Qui est-il? Le connaît-elle vraiment? Où se trouvent ses enfants dont il ne parle jamais? Pourquoi ce silence?

     

    *************************** 

     

    « La famille est le vrai roman de l’individu. »

     José Carlos Llop

     

     

    Livre plage 

     Pourquoi cet article?

    J'ai la chance d'avoir mes enfants et petits-enfants près de moi pour les vacances...

    et je voudrais leur dire ce que je n'ai pas beaucoup entendu dans mon enfance...

    Je vous aime et je voudrais que l'on regarde ce soleil d'été ensemble...

     

    Flèche main verticale

    Cliquez ici

    La Rue des époux Tramier

    L'Arlésien

     

    Lecture-sable.jpg  

    mireille

     

     


    14 commentaires
  • Il y a quelques temps j'ai publié un petit article pour:

     

    Flèche main verticale

    Prosper Magazine 

    sur un chef d'oeuve de roman épistolaire...

     

    Emancipation de la Femme"

    (Je ne veux pas faire ici le résumé , mais le titre vous donne une idée du contenu!)

     

     

    Clémentine de Como

      Clémentine De Como, écrivain née à Bonnieux (Vaucluse-84) en 1803

     

    Bonnieux                                                                                           Photo:Provence-Luberon.news.com

          Ne manquant pas d'humour ,elle écrivait en parlant de son village natal:

     

    " Vous vous trouvez côtoyant le torrent dont le vaste lit ressemble à celui d’un fleuve

    et qui se nomme Calavon.

    Prenez à votre droite le pont Julien, ainsi nommé parce que la construction en est vulgairement

    attribuée à Jules-César...

    Prenez donc le pont et demandez Bonnieux, que d’ailleurs vous apercevez un peu sur votre gauche,

    et amphitréatralement construit sur le versant d’une riante colline.

    " Et une fois arrivé au village :

    " Figurez-vous des rues droites comme une échelle, et si rapides, que jamais roue ne cria sur leurs pavés.

    Deux ou trois de ces rues ont une telle déclivité, que vous semblez être menacé de la chute des maisons,

    si bien que, si en descendant ces mêmes rues, vous avez la mésaventure de lâcher la bride à vos jambes,

    bien force vous est de dégringoler jusqu’en bas, entraîné par l’attraction déclive.

    Aux jours venteux, j’ai vu hommes et femmes perdre l’équilibre et être pêle-mêle renversés... "

     

    ligne plante

     


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